La souffrance chez le chien

La souffrance chez le chien, Au poil dans mes pattes! Comportementaliste et éducateur canin 35 Rennes

La douleur n’est pas sans conséquences psychiques et comportementales sur nos chiens.
La maladie, les douleurs chroniques, la vieillesse… sont un poids parfois si lourd à porter qu’elles transforment nos compagnons, parfois brutalement.
Lorsque la douleur est passagère, localisée et aigüe, la souffrance est « visible ». Le chien boite, se lèche les régions atteintes, mange moins, il gémit ou crie…. Le chien est mis au repos et la douleur passe, après un certain temps, tout comme les répercussions indirectes de sa souffrance.
Lorsqu’elle est chronique, généralisée à l’ensemble de son corps ou presque, à cause d’une dysplasie par exemple, à l’arthrose, ou à toute autre pathologie des articulations infligeant ces supplices, les manifestations de cette souffrance physique sont plus… fines.

La souffrance chez le chien, Au poil dans mes pattes! Comportementaliste et éducateur canin 35 Rennes
Le stimuler pour éviter la dépression

Passé les prémices de l’affection, le chien ne se plaint plus. Il ne passe plus son temps à gémir, ou à manifester sa souffrance de quelque manière qu’il soit non, il survit.

Une démarche inhabituelle et inharmonieuse, des boiteries, un dos arrondi peuvent être observés sur un plan purement physique.

Atteint moralement par sa souffrance quotidienne, son humeur peut devenir changeante, très irritable.

Parce qu’il a tendance à incriminer son environnement qu’il pense responsable de ses peines (c’est dans sa nature c’est ainsi), il développera une tendance illogique à l’agression proactive, parce qu’il aura mal, peur, ou peur d’avoir mal.

Les propriétaires (vous) devront alors s’adapter. Les enfants seront doublement surveillés, et les relations en général – chiens et humains – se dérouleront sous un regard avisé.

Attention, le chien qui souffre ne doit en aucun cas être isolé, ni être alité, il doit au contraire être stimulé, physiquement et psychologiquement pour ne pas se replier sur lui-même.

Certains de nos compagnons dans cette situation pourront également développer des obsessions, pour la nourriture par exemple, ou pour le léchage d’une de ses pattes, pour tourner sur lui-même etc. … Ces activités pour lesquelles il peut sembler se passionner ont pour lui une vertu apaisante, d’où leur possible exécution.

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Se faire aider… pour l’aider.

Si cela arrive, ne le laissez pas faire, ce genre de comportements compulsifs se transformant vite en TOCS, et faites immédiatement appel à un professionnel comportementaliste, seul capable de vous aider à mettre en place une nouvelle organisation prompte à améliorer le nouveau quotidien de votre compagnon à poils.

Dans tous les cas, si votre ami est touché par une affection douloureuse de longue durée, faites vous aider. Sa vie, son humeur vont changer, et vous n’aurez pas d’autres choix que de vous adapter, et de l’aider à vivre au mieux avec ses maux.

La souffrance de nos compagnons est d’une gestion délicate, très délicate. Surtout, n’hésitez pas à demander conseil.